L’équipement du patineur.

De la tête aux pieds

Les patineurs de courte piste sont vêtus d’une combinaison moulante mono-pièce fait de lycra (skin) munie d’anneaux aux pouces. Parfois la combinaison est doublé de kevlar afin de la rendre résistante aux coupures. Dans la cas contraire, certains patineurs portent comme sous-vêtement une seconde combinaison munie de panneaux de kevlar comme protection supplémentaire (skin anti-coupure). Les genoux et les tibias sont souvent protégés par une doublure intérieure coussinée. Les protège tibias sont également portés. Les chevilles sont obligatoirement protégées par des bas fait d’un tricot de kevlar.

Le port de gants de cuir (et/ou kevlar), du protège-gorge, du casque à coquille dure et des lunettes est également obligatoire. Ces dernières servent à améliorer la visibilité, réduire la formation des larmes causées par le vent relatif ou comme simple protection.

L’objectif de tout cet équipement est de donner au patineur un excellent coefficient aérodynamique et d’offrir en même temps une résistance maximale aux blessures (coupure, impact, etc).

La bottine du patin de vitesse est faite de cuir cousu et collé sur une coquille de fibre de verre rigide, souvent moulée au pied chez le patineur avancé.

Les lames ont une longueur variant de 38 à 45 cm et une épaisseur de seulement 1,25 mm. Elles sont fabriquées d’acier trempé à fort alliage de carbone. La lame du patin de longue piste est mobile au niveau du talon (patin clap), contrairement à celle du patin de courte piste qui est fixe.

D’autres distinctions s’ajoutent au patin de courte piste afin d’en améliorer leur comportement dans les virages serrés. Les lames sont surélevées, et décentrées vers la gauche ce qui permet au patineur de se pencher davantage pour s’opposer à la force centrifuge. Les lames sont également courbées à gauche (banane) de façon plus importante qu’en longue piste. De plus afin d’obtenir un contact parfait en virage, une seconde courbe est donnée à la lame lorsqu’on la regarde de côté, soit le berceau.

Les patins de vitesse sont aiguisés à la main, sur un appareil spécifique (le jig), de façon à rendre leur lames parfaitement lisses et leurs carres bien coupantes (90°). L’appranti aiguiseur à intérêt à faire vérifier à l’occasion le berceau des lames qu’il aiguise car cette courbe peut vite souffrir d’une mauvaise technique d’affutage.